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Semaine 0 Déchet

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Quelle semaine incroyable nous avons vécu à Saint Dominique entre le 19 et le 23 mars. Pour nous c’est un projet de longue haleine qui s’est concrétisé et dont nous avons profité à fond !

 

Pour rappel ce projet était de semer des graines du Zéro Déchet auprès d’une classe de première secondaire.

Nous avions construit tout un programme autour des cours classiques avec les professeur.e.s pour que cette semaine ait un fil rouge : la réduction des déchets. Vidéos, Exposés, Recherches, Visites, Jardinage la semaine a été longue et riche…

Alors nous allons laisser les photos parler pour nous. Découvrez le photo reportage grâce aux photos prises par les jeunes transformé.e.s en reporters pendant la semaine!  Vous pouvez également télécharger l’article écrit avec des extraits des rédactions des élèves suite à leurs semaines.

 

Merci à la 1A pour cette magnifique semaine !

 

 

Conseil communal – égalité femmes hommes – 24 novembre 2017

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Vendredi 24 novembre, STEP était invité au Conseil Egalité organisé par Adelheid Byttebier, échevine de l’égalité femmes-hommes de la commune de Schaerbeek, à la Maison des Femmes de Schaerbeek. Madame l’Echevine avait réuni des associations comme STEP, mais aussi des employé.e.s de notre commune et le service d’écoute des violences de certains commissariats.

Toutes ensemble, nous avons discuté de nos activités respectives. Mme Byttebier a servi de lien et nous a toutes mises en connexion. Nous avons ainsi découvert les différentes activités menées par les autres associations et nous nous sommes rendu compte qu’il était possible d’établir des partenariats.

L’ordre du jour de la réunion prévoyait aussi de parler de la manifestation de “lutte contre les violences faites aux femmes” qui avait lieu le 25 novembre. STEP y a bien entendu participé. Retrouvez notre compte-rendu ici.

STEP a pu, à plusieurs reprises, parler de ses projets menés dans les écoles communales ainsi que de son projet de pétition et de ses entretiens de femmes. Un enthousiasme certain s’est fait sentir à l’égard de nos activités. Il était très positif de ressentir l’engouement communal pour nos projets.

Un agréable moment de partage !

Manifestation : Lutte contre les violences faites aux femmes – 25 novembre 2017

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Le 25 novembre, STEP asbl a participé à la manifestation organisée par la plateforme Mirabal, pour lutter contre les violences faites aux femmes. Avec environ 2.000 personnes, nous avons marché dans les rues de Bruxelles, pour dénoncer le fait que 40 femmes, cette année encore, sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint.

Les violences faites aux femmes sont un fléau qui est bien loin d’être éradiqué. Que l’on parle de violence conjugale, de viol, de harcèlement ou d’intimidation, les femmes sont encore et toujours victimes d’abus de la part de certains hommes.

Cette problématique reste largement sous-estimée dans la population en général. Nous pensons, sans vouloir faire de polémique, que si ces 40 personnes étaient issues d’une autre frange discriminée de population, cette situation aurait probablement suscité davantage de réactions.

Ainsi, s’il s’était agi de 40 juifs, tués par antisémitisme, ou de 40 Africains, tués par racisme, ou de 40 musulmans, tués par islamophobie, ou de 40 homosexuels, tués par homophobie, il y a fort à parier que les réactions auraient été autrement plus importantes, et que l’indignation aurait été autrement plus forte. Mais il s’agit de femmes. Rien que de femmes. Et nous avons intégré le fait que c’était en quelque sorte inévitable. Bien sûr, on n’aime pas ça. Mais c’est comme ça.

C’est pourquoi le 25 novembre est une journée importante pour mettre en lumière ces violences et rappeler qu’il est important de les dénoncer et de continuer la lutte.

La manifestation a commencé à 14h, devant la gare du nord. De nombreuses associations, comme STEP, étaient présentes, ainsi que des politiques, des cercles étudiants, des groupes d’ami.e.s, des familles, des femmes, des hommes. Preuve s’il en est que c’est toute la population qui est concernée par ces violences.

Après une minute de bruit, le cortège s’élance dans les rues de Bruxelles, au son de “Solidarité avec les femmes du monde entier”, “Respect pour les femmes”, et “Sécurité pour les femmes”.

Malgré le froid, malgré la pluie, l’intensité du cortège ne faiblit pas, et c’est réjouissant de voir toutes ces personnes concernées par les droits des femmes marcher ensemble pour dénoncer les violences dont elles sont victimes.

Espérons que le message soit entendu. Espérons que cette manifestation ne reste pas vaine. Espérons que les politiques entendent le message, et prennent des mesures fortes. Espérons que la population se sensibilise davantage, refuse les violences contre les femmes, et refuse que des femmes meurent, chaque année, sous les coups de leur conjoint.

#PasUneDePlus #StopViolence #RespectEtSécuritéPourLesFemmes

 

Ciné-débat autour du harcèlement de rue

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Le 30 novembre, STEP organisait, en collaboration avec le Bureau Etudiant de la Faculté de Philosophie et Sciences Sociales, Balance Ton Féminisme et Ça m’saoule, un ciné-débat autour du harcèlement de rue.

Nous avons réussi à contacter Sofie Peeters, qui nous a gentiment offert la projection de son film « Femme de la rue ». Pour rappel, ce documentaire, tourné dans le cadre de son mémoire, avait eu un retentissement considérable en 2012, et avait même mené à l’adoption de la loi « harcèlement », qui vise à condamner, notamment, le harcèlement de rue.

Après la projection du film, un débat s’enclenche, autour de différent sujets auxquels nos deux intervenantes, Patricia Mélotte, docteur en psychologie et coordinatrice du projet UNIFSUNIES contre le sexisme et le harcèlement et Anne Lagerwall, professeure en droit et titulaire du cours “approche critique du droit de l’homme et de la femme, ont pu apporter leur éclairage.

Valérie Piette, historienne du genre et des femmes et une des trois initiatrices du projet de plate-forme “Normes, Genre et Sexualités”, était également invitée, mais n’a malheureusement pas pu se déplacer en raison des conditions climatiques.

Autour de questions telles que le harcèlement a-t-il toujours existé ?, les mentalités changent-elles ?, comment comprendre les réactions, ou bien souvent les non-réactions des spectacteurs.rices et des institutions face à un phénomène aussi répandu ?, ou encore, qu’entend-on légalement par « harcèlement » et comment le combattre ?, le débat s’enchaine, les questions se posent, les réponses se discutent.

Madame Mélotte et Madame Lagerwall expliquent, chacune avec sa spécialité, la psychologie sociale pour l’une et le droit pour l’autre, les différents aspects liés au harcèlement de rue.

De notre point de vue, la soirée était très réussie. Nous avons eu le plaisir d’écouter deux personnes très compétentes discuter d’un sujet qui nous tient beaucoup à cœur, avec une trentaine de participant.e.s, sur base d’un film qui montre une réalité qui n’est pas, pour une fois, édulcorée, et a parlé à toutes les femmes présentes. Car comme l’a rappelé Madame Mélotte, le harcèlement de rue touche entre 99 et 100 % des femmes de Bruxelles.

 

 

Lutter contre l’anti-féminisme

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Ce 17 juin, STEP participait à une journée d’action, de formation et de réflexion autour de l’anti-féminisme, organisée par Garance et l’Université des Femmes.

Avant que la journée d’ateliers ne commence, quelques rappels – ou découvertes – théoriques.

La plupart des personnes qui souhaitent secouer le statu quo et faire avancer les choses, dans quelque domaine que ce soit (droits des femmes, droits des réfugiés, environnement, lutte contre tous les abus possibles et imaginables, lutte contre la corruption, …), se sont déjà heurtées à des réactions négatives, hostiles, voire violentes. L’anti-féminisme, c’est lorsque ces réactions sont opposées à un discours féministe.

Garance et l’Université des Femmes ont donc décidé de réagir et ont développé des outils et des méthodes pour armer les militant·e·s, et les aider à répondre à ce genre de situation, qu’elle survienne en famille, entre amis, dans la rue, dans le milieu professionnel, ou dans tout autre contexte.

Apprendre à défendre ses convictions, en argumentant, en confrontant, parfois en fuyant une discussion malsaine (harcèlement, violence, …) n’est pas toujours chose aisée. Mais des outils existent, des schémas de réaction ont été élaborés. Et d’ateliers interactifs en jeux de rôle, nous apprenons à éviter de braquer un interlocuteur, à ne pas laisser une situation violente dégénérer, à tenter de convaincre du bienfondé d’une position ou à se soustraire à une conversation douloureuse.

 

L’accent était particulièrement mis sur l’anti-féminisme, compris comme toute réaction qui vise à ralentir le processus d’égalité hommes-femmes, qui se renforce. En effet, face aux droits que les femmes ont conquis et conquièrent chaque jour, certains hommes et certaines femmes se sentent menacés, l’équilibre est bouleversé : nous devons redéfinir une société où chacun aurait sa place, sans privilège particulier lié au genre. Faut-il le rappeler ? L’égalité des genres n’est pas encore une réalité. Il y a certes un progrès considérable, mais le but n’est certainement pas achevé. Discrimination, inégalité salariale, harcèlement de rue, violences conjugales, répartition des tâches ménagères en sont quelques-unes des manifestations les plus évidentes.

Nous devons continuer à nous battre, et nous devons lutter contre tout mouvement qui voudrait remettre en question nos acquis et ralentir la marche vers l’égalité : nous devons nous lutter contre l’anti-féminisme, pour ne pas revenir en arrière.

 

 

Chez STEP, on a été ravi·e·s de participer à cette journée. Nous y avons fait des rencontres intéressantes, nous en avons retiré beaucoup d’informations, et nous sommes plus déterminé·e·s que jamais à nous battre pour l’égalité des genres !

STEP dans la Presse

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STEP est dans la presse pour la première fois! Le “Femmes d’aujourd’hui” du 11 mai 2017 nous accorde un petit encart. On est vraiment fière.e.s et très content.e.s !

 

Lettre à l’ONU

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Le 8 mars dernier, STEP réagissait à l’opération marketing qu’est devenue la “journée internationale des droits des femmes”, où les hommes sont invités à offrir un cadeau aux femmes de leur vie, et où les entreprises offrent des réductions sur les sous-vêtements féminins. STEP soulignait que cette journée était un rappel et un appel : la discrimination sexiste est une réalité partout et nous devons continuer à nous battre pour faire avancer l’égalité dans le monde entier.

 

A cette occasion, nous avons constaté que l’ONU qualifiait le 8 mars de “Journée internationale des Femmes”, ou “International Women’s Day” en anglais. L’ONU restant la référence pour la dénomination des journées internationales, STEP a décidé de réagir, et de demander officiellement le changement de nom de “Journée internationale des Femmes” en Journée internationale des Droits des Femmes”, à l’instar de la “Journée internationale des Droits de l’Homme”, afin de redonner à cette journée sa vraie signification.

 

 

Pour donner plus de poids à notre démarche, nous avons contacté de nombreuses associations, des politicien·ne·s belges, des député·e·s européen·ne·s, et nous sommes fières d’avoir récolté plus de 80 soutiens !

 

Nous avons envoyé notre lettre au Secrétaire Général et à ONU-Femmes le 8 mai. Nous espérons une réponse, mais nous réfléchissons déjà à la suite de nos actions pour que cette journée ne devienne pas une banale fête commerciale de plus.

 

 

 

 

Conférence sur le discours islamiste à l’ULB

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Gilles Kepel et Guillaume Dye, deux spécialistes de l’islam contemporain étaient à l’ULB le 26 janvier dernier pour parler de la rhétorique islamiste et de ses contre-discours. Retrouvez d’ailleurs l’intégralité du débat filmé ici. Coïncidence, c’est aussi l’une des préoccupations de STEP, donc nous y étions. Les deux hommes ont parlé pendant plus d’une heure et demie devant un auditoire rempli et attentif.  Kepel commence fort : « Ceux qui disent que Daesh n’a rien à voir avec l’Islam sont idiots. La majorité des musulmans sont contre Daesh, mais Daesh construit son discours sur des textes sacrés pour les musulmans ». Maintenant que c’est dit, il continue, il pose les bases.

Quelles sont les bases de la rhétorique islamique ? Facile, trois piliers que tout le monde connait… De nom du moins ! Premier pilier, les Frères musulmans. Leur technique est d’utiliser la participation politique et le système en place pour imposer un état islamique. Le deuxième pilier est le salafisme qui vient du mot arabe “salaf” qui signifie ancien. Le retour aux anciens qui sont dépositaires de la parole et de la vie de Mahomet, et donc particulièrement crédibles. Le salafisme est en rupture avec les autres musulmans et la société. Cependant cette rupture entraine certes un repli communautariste mais pas nécessairement la violence. Le djihadisme, le troisième pilier, est l’œuvre des salafistes qui passent à l’acte, souvent guidés par un gourou.

Guillaume Dye va lui insister sur les entrepreneurs religieux. Tous les radicaux religieux ont des points communs : promotion d’une identité religieuse extrême, promotion des valeurs religieuses et opposition à ceux qui ne respectent pas ces valeurs et enfin, promotion de la violence pour obtenir la position de martyr. Dye précise qu’aujourd’hui ces trois éléments sont combinés beaucoup plus souvent dans l’islam radical que dans les autres religions.

 

Dans le contexte social actuel, ces discours extrémistes valorisant l’opposition à la société parlent aux jeunes même s’ils ne sont pas majoritaires. S’informer sur l’islam revient vite à tomber sur de la littérature salafiste. Elle est très visible, car financée par les pétromonarchies, et facile à comprendre. Il faut faire émerger d’autres discours dans le monde musulman et c’est une idée qui commence à faire son chemin. Car comme le dit Kepel, ces discours extrêmes ne sont pas majoritaires mais les paroles individuelles de la majorité sont inaudibles. Pour l’instant, les radicaux ont intérêt à ce que tous les musulmans soient vus comme des extrémistes car ça crée un sentiment de communauté, terreau idéal pour le développement du radicalisme.

 

Les deux chercheurs parlent finalement peu de contre-discours si ce n’est pour dire que le discours « modéré » est peu audible et que détricoter le discours radical religieux ne peut être fait que par des intellectuels musulmans qui ont le recul nécessaire sur leur religion.

STEP a bien conscience de l’importance de faire émerger des contre-discours mais également des difficultés que cela engendre. C’est pourquoi nous nous attelons à travailler sur ces contre-discours avec des musulmans modérés et en partant directement de la littérature salafiste, tout en gardant contact avec les jeunes.